Atteindre le succès : hasard ou création ?

Renewal | Le blog

“Les idées qui bouleversent le monde marchent à pas de colombes”

10 mai 2022

Atteindre le succès : hasard ou création ?

Les données multiples de la réussite

Si on part du postulat qu’une personne qui réussit, c’est le résultats d’éléments qui, pour la plupart, sont hors de sa portée.

Disons que :

 80% de chance (Ô ! Hasard !)
+ 10% de travail
+ 10% de réseau relationnel ( soit 20% de faits “contrôlés”)
= la réussite 

Alors, c’est sacrément cruel et injuste de savoir qu’on avance dans la vie avec autant de chance de succès que si on jouait au loto, vous avez l’image.

On part donc du postulat qu’on ne peut pas contrôler les gens et les évènements pour obtenir la carrière que l’on souhaite, et que les éléments extérieurs viennent à nous par hasard. Alors on remercie le ciel dès que quelque chose de bien nous arrive parce qu’on est “sacrément chanceux”

Mais si on ne peut pas contrôler les autres pour obtenir ce qu’on veut, encore heureux qu’on puisse se contrôler soi-même pour s’en approcher.

Nous sommes maintenant au plus près de la frontière qui sépare l’action de la chance et avons le pouvoir d’en devenir le ou la principal.e créateur.ice. 

Mais vous me direz, que créer pour être au plus prêt ?
“Comment” faire ?
Et puis c’est quoi le succès en vrai ?

pour moi, c’est “La réalisation progressive d’un rêve qui en vaut la peine” 

Je ne suis pas encore là où je veux être, certes. Mais je suis là où je veux être pour y arriver.
Et le chemin, je le kiffe autant que les surprises qu’il m’apporte.

Et donc que suis-je pour parler de réussite ?

Une meuf déterminée.

Et pierre après pierre ce que je fais pour m’en rapprocher, c’est de me mettre en mouvement.
Penser, agir, créer et crash-tester. Mettre en place l’élan, installer la rampe de lancement, tout préparer pour se sentir prête à tout instant.

Les habitudes qu’on a construites construisent notre futur. Si on décide que la seule chose sur laquelle on a vraiment du pouvoir, c’est soi-même et qu’à l’heure actuelle, on ne fait pas ce qu’on veut, ça veut bien dire que dans sa routine quotidienne il y a visiblement quelque chose à voir sous un autre angle

Exemple, simple et réel : si je veux exceller en guitare et que je ne pratique qu’une fois par semaine pendant un cours d’1h, encadré, mais sans passion et jamais très souvent en dehors; je n’ai pas à m’étonner de ne pas atteindre le niveau désiré. C’est évident que l’objectif ne sera jamais atteint et c’est à ce moment là qu’il faut se requestionner.

Est-ce que je suis prête à faire les bonnes choses pour exceller dans cet instrument:
Réponse A | oui ?
Réponse B | non ?
ou bien, est-ce que mon temps ne serait-il pas plus précieux à être dépensé dans d’autres affaires qui finalement m’intéresse plus que de me perfectionner ? clarifier sa pensée.

Plus on est au clair avec ce qu’on veut, plus sa pensée est cristalline, plus ce qu’on met en place pour l’obtenir, c’est à dire : nos actions quotidiennes – ont du sens et se font avec plaisir. Plus on le fait avec plaisir, plus le doute se met à l’ombre et laisse place au sentiment de légitimité.

Et c’est aussi comme ça qu’un réseau à notre image se créer : parce qu’on sait où on va et pourquoi. Alors les rencontres qu’on tisse et dont on prend soin reflètent la qualité avec laquelle on s’est traité soi-même. Ce sont nos gestes au quotidien qui comptent. c’est ce même genre de partenariat qui en découle, comme un miroir de l’importance qu’on porte à son travail.

On arrive ensuite petit à petit sur la ligne médiane qui sépare “la réussite” du hasard : nous voici dans les projets dont on rêve avec des personnes qui nous inspirent. C’est pourquoi la préparation joue un rôle majeur. La préparation permet d’avoir les outils, les savoirs, le langage, les compétences et la foi en soi nécessaire et mis en exergue pour intercepter la chance en plein vol au moment où elle se présente à nous. C’est à dire : n’importe quand, partout, tout le temps.

La préparation, c’est la répétition, c’est forger sa routine quotidienne. 

Que travailler, améliorer, où progresser ?
Dans son rapport au texte, la diction, sa voix, être force de proposition, dépasser la peur : quelles peurs : se challenger, chercher. Le casting ?  Prendre sa cam’ et travailler son rapport à toi-elle, comment se présenter ? qu’est ce que je révèle ou cache quand je suis filmé.e ? self-tape ? s’entraîner ! Ne pas s’arrêter, feed-back, mon attitude change quand je suis regardé.e ? Moins puissant.e ? A/B Tester, inviter du public à t’observer chercher, qu’est-ce que ça change ? où est le challenge ? se questionner, apprendre à ne pas se rapetisser, élargir son imagination, apprendre des monologues, tout le temps, des scènes, travailler sa réactivité, développer ses qualités, se surprendre de facilité, travailler son mouvement, sa façon de bouger, découvrir d’autres possibilités…

Ce ne sont que des exemples du travail de minutie que ça demande, et l’attention dans laquelle on doit se plonger pour apprendre à capter l’impalpable. Et c’est passer par ce travail de recherche et d’entraînement que d’être en mesure de le partager, en audition, en public ou face caméra.

Et puis, les prochaines rencontre qu’on fera, bizarrement, ne seront que fructueuses. Car plus rien n’est à prouver ni en besoin de se justifier. On partage juste une trace de son dessin, du travail qui a été effectué et qui continue de cheminer.

Il y a des facteurs qu’on ne ne peut pas contrôler.
Tels que les gens, l’accès à un casting, à une agence artistique, ou à un rôle précis.

Par contre, ce qu’on peut contrôler, c’est son artisanat.
La qualité de sa proposition en tant que sculpteur des sens.
Les traits fins de sa singularité.
Sa force de frappe créative.

Ses racines solides ancrées. 

Le reste n’est qu’histoires et mirages qu’on s’efforce de se raconter.

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